Actualités

Edito Avril 2020 - Un chemin que nous ne connaissions pas

 
Une parole trouvée chez le prophète Esaïe m’a interpellé cette semaine :

Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu’ils ne connaissaient pas ;
je les conduirai par des sentiers qu’ils ne connaissaient pas.
Je changerai devant eux les ténèbres en lumière et le sol accidenté en terrain plat ;
c’est bien cela que je ferai, et je ne les abandonnerai pas.
Ils reculeront, ils auront honte, ceux qui mettent leur confiance dans des statues,
ceux qui disent à des idoles de métal fondu : Vous êtes nos dieux !  (Es. 42.16-17 - NBS)


Une parole incroyablement forte et réconfortante qui, je pense, ne manque pas de nous parler là où nous sommes.

Bien plus encore que les Pâques précédents, Pâques 2020 ouvre un « chemin sans chemin » (*). Et cela dans un contexte bien morose. C’est la fin possible, la mort probable d’une ère marquée par des aveuglements, par des fausses routes et souvent aussi par l’assujettissement à d’innombrables idoles (d’ailleurs pas forcément identifiées en tant que telles). Un monde se croyant invincible mais qui ainsi se leurre, un monde hyperactif mais spirituellement mort, se trouve à terre.

 Prières de la semaine du 13 au 18 avril

Temps de prière et de méditation du vendredi Saint 10 avril -

Chers amis de la paroisse,

 Pour télécharger ce document, cliquer ici

Depuis le début de cette épidémie une question me travaille :

Appliquons-nous les consignes sanitaires pour nous protéger nous-mêmes ou pour protéger les autres ? Question stupide me direz-vous, c'est pour les deux, c'est le bon sens ! Mais dans le fond, ce n'est peut-être pas si simple !

En temps ordinaire la médecine se doit avant tout d'apporter individuellement les soins les plus appropriés à chacun : c'est l'individuel, le « nous-mêmes » qui prime. En période d'épidémie, c'est l'intérêt collectif qui devient prioritaire : ralentir l'évolution de l'épidémie pour éviter tant que faire se peut le débordement des structures de soins. Et cela peut passer par une restriction des libertés individuelles pendant quelques semaines (droit de réunion, confinement, exclusions scolaires...), imposée par des directives d'état qui nous viennent « d’en haut » et l'on n'aime pas ça.

Plus largement, le curseur est toujours à placer entre deux extrêmes : respect absolu des libertés individuelles, le bonheur de chacun étant la seule source du bonheur collectif (c'est le fondement du libéralisme) ou carcan de règles communes strictes en vue d'un bonheur collectif imposant un « bonheur minimum vital » à chacun aux dépens de ses propres choix (c'est le collectivisme aux formes multiples). L'histoire de ce dernier siècle nous a montré les méfaits de ces deux extrêmes. Force est de reconnaître que notre société de consommation a poussé le curseur vers un libéralisme excessif très égocentrique.

Cette pandémie du Covid 19 restera très certainement l'un des tournants de l'histoire du XXIème siècle. Celle-ci montre la difficulté à accepter une catastrophe mondiale qui paraissait absolument inenvisageable il y a seulement quelques mois. Elle révèle également l'immense fragilité du système économique et financier mondial dominant, indépendamment de sa non-viabilité quant à la surexploitation des ressources planétaires. Cette catastrophe sanitaire, certainement aggravée par les comportements de déni et d'atermoiements de l'immense majorité des pays touchés, se résoudra à moyen terme. Mais plus rien ne sera comme avant. Il faut espérer qu'elle ouvrira les yeux des populations, de nous tous, comme de nos dirigeants, les incitant à prendre plus au sérieux les conséquences prévisibles de la catastrophe climatique qui s'avèrent beaucoup plus sévères et surtout irréversibles. Prendre des mesures d'urgence dès maintenant, faisant passer l'intérêt général avant les intérêts financiers des plus riches et les égoïsmes engendrés par la société de consommation s'impose. Cela ne sera possible qu'au prix de certaines contraintes, mais toujours dans le souci de préserver les plus défavorisés et les équilibres de vie de la planète.

A toutes ces questions, l'évangile ne donne pas de réponse directe mais une parole qui déplace :

« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».

L'amour n'est pas une vertu qui vient de nous-mêmes mais il se transmet. Il est reçu et donné à d'autres. On sait que les enfants qui n'ont pas été aimés auront beaucoup de difficultés à aimer en devenant adultes. L'amour de Dieu est donné à tous, indépendamment de nos qualités et de nos défauts, en Jésus-Christ qui a donné sa vie. A nous d'exercer notre « liberté contraignante » de transmettre cet amour, un amour qui ne meurt jamais, qui est la source d'une joie profonde même s'il incite à privilégier la vie de l'autre avant la nôtre.

Pardon pour ces propos bien austères ! Ils ne sont pas là pour décourager mais au contraire ils nous ouvrent à l'espérance. Le printemps arrive, les arbres en fleurs pour ceux qui ont le privilège d'en voir de leur fenêtre nous promettent le renouveau de la vie. Après le temps de carême vient celui de Pâques, celui de la résurrection...

Bon courage à tous et soutenons-nous les uns les autres dans la prière en gardant nos regards fixés sur le bout du tunnel !                                          

Roger-Michel Bory, président du Conseil de paroisse,

(prolongé malgré lui en attendant une nouvelle date d’AG !!!)

Chères soeurs, Chers frères,
 Suite aux directives gouvernementales relatives à l’épidémie de coronavirus obligeant chacune et chacun à rester chez soi - confiné, la vie de notre paroisse est bien perturbée.


Les cultes ainsi que toutes les activités paroissiales à l’Espace Protestant Théodore Monod sont supprimées jusqu’à nouvel ordre.

Pour autant, le fait qu'il ne soit pas possible de se réunir physiquement  pour célébrer le culte dominical ne nous empêche aucunement de nous associer à un temps de prière de culte ou de réflexion. 
On pourra par exemple :

*écouter en direct ou en podcast  un culte protestant sur France Culture le dimanche matin à 8h30:franceculture-emissions-service-protestant

*regarder en direct à 10h le dimanche matin ou en replay  l’émission « Présence protestante » sur France2 :
france-2 presence-protestante
*écouter en direct ou podcast les conférences de carême du dimanche après midi :
https://www.franceculture.fr/emissions/careme-protestant

* visionner pasteur du dimanche :
http://www.pasteurdudimanche.fr/

*Réfléchir au texte du dimanche avec une vidéo de campus protestant:
https://campusprotestant.com/video/
et bien sûr... vous pouvez prendre un temps de prière chez vous, lire la Bible en choisissant par exemple de lire un évangile sur plusieurs jours, ou semaines.
Le dimanche vous pouvez lire le texte du jour (et être ainsi en communion avec celles et ceux qui font la même démarche) le texte du dimanche et la lecture de la Bible en 6 ans se trouve ici.

et surtout ouvrons grand nos fenêtres,
respirons à fond,
admirons  les petites choses qui s’offrent à nous :
ce rayon de soleil qui vient réchauffer notre visage,
ces arbres qui commencent à bourgeonner,
notre voisin ou voisine qui nous fait signe depuis son balcon ou sa fenêtre…
Prenons le temps de passer un coup de fil ou plusieurs pour prendre des nouvelles
sourions aux personnes que nous croisons en allant faire nos courses de première nécessité
En bref, vivons, ne nous replions pas sur nous-mêmes
 et laissons  le Vivant animer notre vie !

Pour rester informés
    *consultez  la page Facebook de la paroisse (elle est actualisée chaque jour et il n’est pas nécessaire d’avoir
    un compte Facebook pour pouvoir la consulter) https://www.facebook.com/EPTheodoreMonod/
      *pour tous renseignements au téléphone,  ou parler avec la pasteure, composez le 07 69 94 15 60

N’hésitez pas à relayer toutes ces informations aux personnes de votre entourage.

Prenez bien soin de vous et de toutes celles et ceux qui vous entourent.
Que Le seigneur vous bénisse et vous garde
Nadine Heller, pasteure

Le projet « église verte » se poursuit.

Après le lancement en novembre 2019, les dossiers ont été transmis et nous avons atteint le niveau “FIGUIER”.

Il nous faut encore progresser.

Plusieurs groupes de travail ont été définis. Chaque groupe a un responsable désigné auprès duquel vous pouvez vous inscrire.

VE_70_Novembre_2019